« Laisse-lui le temps, il finira bien par te reparler »
« Oui, mais quand? Pourquoi c’est pas maintenant? »
Le temps, variable, mesurable, cyclique, celui qui se compte en heures, en jours ou en mois, celui qu’on aimerait parfois arrêter ou à d’autres moments, accélérer. Ce temps qu’il faut pour panser des blessures, réfléchir à une meilleure action, mesurer ses chances, réévaluer sa position. Celui qu’on perd, qu’on gagne, qu’on étire. On a tous besoin de temps, à un moment ou à un autre.
C’est qu’il tarde parfois, le temps. Il prend son temps pour régler des situations qui pourraient, avec un peu de volonté, trouver une issue favorable plus rapidement. Cependant, notre évaluation du « temps qu’il faut » dépend beaucoup de notre vécu, de notre tempérament, de notre capacité à sous-peser tous les aspects d’un problème, de notre résilience.
Qui aime attendre dans une salle d’attente? répéter 4 fois la même chose (informations que la dite personne devrait savoir vu les cours suivis et son expérience)? les embouteillages? les discussions sans issue? les situations inexpliquées? Pourtant, tout le monde prend son temps, parce que semble-t-il, c’est la seule solution.
Je demeure persuadé qu’on perd tous un peu son temps et qu’on aurait la possibilité de faire autrement.
Un jour on se reparlera, un jour. Quand le temps aura fait son temps et que les planètes auront retrouvé leur alignement. En attendant, il faut attendre et attendre encore, parce que, paraît-il, c’est bien d’attendre.