On est tous névrosés!

Qui n’a jamais fait de faux pas? Qui ne s’est jamais confié à un ami sur un autre ami pour lui exprimer une colère passagère? Qui n’a jamais fait de la peine à l’être aimé? Qui n’a jamais pris la mauvaise décision?

Il nous arrive tous de dire des mots qui dépassent notre pensée, de parler trop vite, de s’exprimer sur un sujet ou sur quelqu’un sans trop réfléchir ou de réagir sur l’impulsion du moment. Il nous arrive tous aussi, un jour ou l’autre, de prendre une décision en pensant que ce sera la bonne, d’y croire, d’y travailler, mais de réaliser qu’on s’est trompé. Parfois le regret suffit, d’autres pas.

Nous faisons tous des erreurs. Par naïveté, par colère, par amour, par inconscience. Les raisons qui peuvent provoquer ces erreurs sont infinies et varient en fonction de notre expérience, de nos valeurs, de nos intentions, de la vie. Faire des erreurs, c’est humain.

Ce qui est humain aussi, c’est de réaliser qu’on a trébuché, qu’on a écorché, qu’on a blessé. Réaliser, c’est comprendre et comprendre, c’est saisir le sens et la portée de nos actions, de nos paroles. Admettre ses erreurs, se repentir (ou pardonner), tenter de réparer le tort causé devraient constituer la base de la résolution des conflits interpersonnels, le chemin le plus court pour atteindre une existence plus sereine. Évidemment, pour y arriver, l’auditoire doit être réceptif et proactif.

Pas besoin de chercher bien loin pour réaliser qu’on a fait une erreur. Ça se passe à l’intérieur, c’est subtil parfois, mais ça parle toujours. Ça renverse les chakras, ça bouleverse, ça déstabilise. Ça rend nerveux aussi, ça questionne, ça ruine le sommeil. Quand on admet et qu’on répare, ça réchauffe, ça propulse, ça pétille, dans le cœur, la tête et autour de soi. Got it?

Il y a de ces personnes qui croient à la vertu sans la pratiquer. Des gens qui s’imaginent que d’éviter le sujet, de juger l’erroné, d’omettre avoir fait une erreur ou d’esquiver le « drame » règlera tôt ou tard la situation litigieuse. Ce que ces personnes ont compris, c’est qu’il est plus facile de laisser passer, d’attendre et de croire que tout rentrera dans l’ordre sans trop d’efforts. Ce qu’ils n’ont pas saisi cependant, c’est qu’on est tous névrosés et qu’il leur arrivera, eux aussi, de tomber et d’avoir besoin d’aide pour se relever.

Amen.

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