Chaque jour, des couples se forment et disparaissent pour le meilleur ou pour le pire. Personne n’y échappe sauf quelques rares exceptions. On quitte quand on n’aime plus, pour éviter de trop souffrir, dans l’espoir de mieux, pour retrouver sa liberté, pour un coup de foudre, pour une histoire sans issue, pour l’amour de sa vie. Il y a une tonne de raisons possibles pour provoquer une rupture et, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, toutes méritent d’être considérées. Parce qu’on n’est pas dans la tête (et le cœur) de l’autre, il est difficile de juger des raisons d’une rupture. Choisir d’être en couple n’est généralement pas rationnel, choisir d’y mettre fin et la façon d’y arriver non plus. Le cœur, la tête et les trippes sont des cerveaux qui réfléchissent indépendamment et différemment et on ne sait jamais lequel décidera pour nous. Quand on comprend ça, on s’en porte mieux.
Suite à une rupture, les réactions, de parts et d’autres, peuvent énormément varier. Quelques-uns se laissent en bon terme en se disant qu’ils essaieront d’être amis et que c’est pour le mieux (ouioui, ça existe!). D’autres s’insultent, s’invectivent, se provoquent pour tout et rien parce que ça fait mal à l’intérieur, ça bouleverse, ça anéanti. Beaucoup pleurent, parce que c’est souvent triste, certains sont indifférents, d’autres en paix avec leur décision (ou celle de l’autre). Et la manière dont l’autre réagira est presqu’impossible à anticiper. On est souvent surpris.
Souvent, il n’y a rien à faire; une partie de l’équation a pris sa décision, le cœur n’y est plus (ou la tête prend le contrôle), le couple n’est plus viable. Espérer et travailler pour convaincre l’autre de rester, c’est humain, mais rare sont ceux qui réussissent à recoller les pots volontairement cassés. Parce qu’après plusieurs mois/années de coexistence, prendre la décision de partir, c’est gros, ça demande de la réflexion. Il est rare de laisser celui qu’on disait aimer pour « rien » ou « parce que ». Provoquer une rupture, c’est le signal d’un malaise d’un côté ou de l’autre. Se rendre à l’évidence devient donc la seule solution envisageable.
Le pire, c’est de se venger, de faire de la vie de celui qui laisse un enfer. Ça ne sert à rien, ça n’apporte rien de vraiment satisfaisant, ça soulage un temps, mais ça ne rend pas plus heureux. Le mieux – et ça peut prendre du temps – c’est d’essayer de relativiser et de réaliser que la vie ne s’arrête pas là. Après tout, on a déjà goûté au bonheur, ça arrivera encore (preuves à l’appui). Évidemment, une rupture provoque un train de marchandises d’émotions et qu’il est souvent impossible de contrôler. Par conséquent, le temps, la réflexion, mais surtout le « gros bon sens » deviennent nos meilleurs alliés. Parce qu’éventuellement et indubitablement, nous relativiserons. Il le faut. For happiness sake.
Après une rupture, est-ce possible, voire souhaitable, de devenir « amis »? Possible, oui, souhaitable, aussi. Parce que cette personne qui a partagé notre quotidien, nos émotions, nos succès, nos échecs et notre lit, nous a donné un peu d’elle-même et a modifié, souvent pour le mieux, le cours de notre vie. Malgré les raisons de la rupture ou la manière par laquelle elle est provoquée, cette personne mérite une place, aussi petite soit-elle. Avec des explications claires, des excuses sincères, beaucoup de compréhension, une grande ouverture, de l’honnêteté, de la confiance (en soi et en l’avenir), de l’amour (parce qu’on aimera toujours un peu) et du temps, TOUT est possible. Pour ça, il faut vouloir et avoir la sensibilité pour ouvrir la porte à quelqu’un qui nous a fait beaucoup de mal, mais aussi…beaucoup de bien.