J’ai cherché sans trop chercher, j’ai trouvé, j’ai espéré, j’ai aimé, j’ai reculé, puis avancé de nouveau, j’ai aimé plus encore, passionnément, mais c’était trop peu trop tard et j’ai perdu. J’aurai au moins essayé jusqu’au bout. Et je recommencerai, le cas échéant (tout en évitant les étapes où ça pleure à la fin).
J’aime beaucoup, passionnément, intensément. J’aime trop, à faire fuir, paraît-il. Beaucoup sont partis. Mais quelques-uns sont restés et j’ai vécu avec eux de belles et grandes histoires d’amour. J’ai encore espoir.
Et parfois, quand j’ai eu l’être aimé près de moi, prêt à tout, je m’en suis désintéressé sans raison et j’ai regardé ailleurs en espérant trouver « mieux ». J’ai eu tort. Trop souvent. Et j’ai perdu quelques bons partis en chemin. J’apprends toujours.
L’être humain est étrangement fait. Quand il a tout pour être heureux, il fout tout en l’air et quand tout est foutu, il veut faire marche arrière. Il a beaucoup de difficulté à réaliser ce qu’il a, quand il l’a. Et même quand il veut, parfois, il ne peut pas.
Life is a bitch.
Nous sommes souvent trop exigeants, trop sévères, pas assez tolérants. Il faut que tout fonctionne, tout de suite, maintenant. Et parfois nous ne sommes juste pas prêts. Mais l’amour, le vrai, ce n’est pas nécessairement le coup de foudre; c’est avant tout un travail de tous les jours. On ne s’aime pas en criant soleil. On s’aime en apprenant à se connaître, en s’appréciant, en partageant. On s’aime avec le temps.
Je l’aimais celui-là, mais j’ai manqué de temps.
Un jour, j’ai choisi de l’aimer et de lui dire, chaque fois que j’en aurais envie. Dorénavant, je le ferai dans ma tête, en espérant secrètement.
Ou je le crierai dans la rue, triste et perdu.