Reality check

Il y a des moments dans la vie qui vous ramènent sur le plancher des vaches. Un reality check comme dirait l’autre. C’est rarement agréable comme constat. C’est souvent un moment comme celui-là qui nous fait réaliser ce qu’on n’a pas.

Pourtant, sans être totally successful, ça va plutôt bien. On a des amis, une famille, de l’amour, un travail, des activités enrichissantes, un beau parcours, de belles réussites, un cerveau dont on se sert plutôt bien. On a des convictions, des valeurs, des envies, des rêves. À priori, tout semble aller comme sur de belles grosses roulettes.

Et puis non. Dedans, ça bouillonne, ça tord, ça remet en question, ça cherche une voie, une raison de faire tout ça, jour après jour, ça angoisse et ça pleure. Ça part et ça revient. Et ça passe. Parce que c’est comme ça.

Ce qu’on voit devant soi est flou, incertain, brumeux. Parfois on ne voit rien. Ce qu’on a, on l’apprécie, on se félicite d’avoir accompli tout ça, mais ce qu’on veut, c’est ce qu’on n’a pas. C’est ce petit quelque chose de plus qui donne une raison à l’ensemble de l’œuvre.

Ce qui manque souvent, c’est quelqu’un avec qui on pourra partager tout ça, aujourd’hui et demain. Parfois on trouve, d’autres pas. Et ce n’est pas simple de comprendre pourquoi ça fonctionne bien pour les uns et moins pour les autres. C’est souvent juste « parce que ». Et il n’y a rien d’autre à faire que de continuer. Croire, avancer, essayer, recommencer. La méthode ne fonctionne pas, on change. À force d’expérimenter, il y a bien quelque chose qui va se passer! Au mieux, on aura trouvé ce qu’on cherchait, au « pire », on sera rendu ailleurs et mieux.

Il faut d’abord essayer d’être bien dedans, autant que faire se peut. Faire taire la petite voix qui dit que ça ne sert à rien, cesser de chercher une raison de faire tout ça, mater la rébellion et l’angoisse. Parce qu’au fond, il n’y a pas de raison « valable » d’être là. La vie, grossièrement réfléchie, c’est naître et mourir. Et entre les deux, faire de son mieux. Parce que nous ne sommes pas tous destinés à changer le monde, nous sommes au moins destinés à changer le nôtre intérieur pour qu’il soit plus beau.

Le but, au final, c’est juste d’être heureux. Y’a rien d’autre à faire. Voir, entendre, goûter, partager, toucher. Si on peut le faire à deux, c’est mieux, mais si on peut apprécier tout ça seul, c’est aussi bien. Parce que le bonheur ne réside pas dans les autres, mais à l’intérieur de soi. Le bonheur, c’est surtout ce qu’on veut bien en faire.

Faut essayer de ne pas trop se poser de questions, continuer de se lever chaque matin pour faire de son mieux, avec ce qu’on a et toujours essayer d’aller un peu plus loin dans sa quête du bonheur. Un jour, on trouvera bien ce pourquoi on est ici et où on s’en va…

Laisser un commentaire