Le bonheur au beau fixe

J’ai lu un texte intéressant il n’y a pas si longtemps. C’était une collaboratrice de Urbania qui faisait ses « adieux » à ses lecteurs. Elle expliquait les raisons de son départ et finissait sur une note assez quétaine, mais ô combien vraie. Une succession de phrases bien écrites et sensées pour remettre le bonheur au beau fixe.

Voici l’extrait [1] que j’aurais voulu écrire moi-même (watch out, c’est fucking fleur bleue) :

« Vous n’êtes pas petits. Ne laissez personne vous convaincre que vous l’êtes et que vous allez rester petits. Ne vous résignez jamais à une vie qui ne vous convient pas parce que vous êtes convaincu que c’est tout ce que vous méritez.

Prenez le risque de vous voir plus grand que vous êtes.

Ne laissez personne vous mépriser, remettre en question vos intentions.

Accrochez-vous à vos principes, à vos valeurs et défendez les. Soyez courageux. Soyez responsable. Faites en sortes que vos pensées soient cohérentes avec vos actions. Je suis convaincue qu’il est là, le secret du bonheur.

Ne plongez jamais dans la honte, lorsque vous vous trompez. Vous avez le droit à l’erreur, à l’échec et de tout recommencer, dignement.

Soyez curieux. […] 

Soyez loyaux. Soyez fidèles. Soyez honnêtes. C’est si beau et si rare. 

Croyez à l’amour et si vous l’attrapez au passage, entretenez-le.

Ne vous obstinez pas à rester avec quelqu’un qui ne vous mérite pas.

Ne laissez jamais votre image ou votre look définir qui vous êtes. 

Ne devenez jamais une caricature de vous-mêmes. 

Surprenez ceux qui vous ont placé dans une case.

[…] Après les pires noirceurs, les pires trous noirs où les compteurs de nos vies repartent à zéro, c’est après qu’on bâtit de vraies relations et qu’on s’entoure de vraie lumière. […] 

Soyez en ce que vous voulez. Mais croyez surtout en votre humanité. Arrêtez de chercher dans le ciel, les anges et le vide, ce que vous pouvez trouver dans les yeux ou les bras d’un autre être humain.

Souriez quand on vous nargue. 

Riez quand vous vous trompez.  

[…]

Merci à ceux qui m’ont détesté. Qui m’ont haït au point de me le dire, me l’écrire, prendre du temps dans leur journée pour me laisser savoir qu’ils ne m’aiment pas. Merci de m’haïr pour ma personne, pour qui je suis, profondément. Merci de l’importance que vous me donnez. C’est pas rien.

[…] 

[…] Vous pouvez vivre les plus belles expériences de votre vie. Recevoir les plus belles nouvelles. Monter les échelons. Accomplir des exploits. Mais à quoi sert de vivre toutes ces choses, si l’on n’a personne de grandiose avec qui les partager? »

Et j’ajouterais ceci:  « à quoi sert de vivre toutes ces choses, si l’on n’a personne de grandiose avec qui les partager ».

AMEN.

[1]  LIZOTTE, Kim, 2013. « Je suis venu te d ire que je m’en vais ». URBANIA.

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