It takes two to tango

La semaine, le travail et les activités de soirée me maintiennent dans un état de relatif équilibre. Je réfléchis toujours, j’ai les émotions variables, mais je me concentre sur ce qui se passe et j’arrive à ne pas trop me laisser envahir par les questions sans réponse. Je m’occupe, par choix ou obligation, du mieux que je peux. Mais systématiquement, la fin de la semaine sonne, et le hamster se met à courir dans ma tête. Vite vite vite. Et il court jusqu’au dimanche soir tard, parfois même jusque dans la nuit. T’as fait quoi ce weekend? Avec qui? Est-ce que t’as dormi seul? Est-ce que t’as pensé à moi?

Le weekend, j’arrive moins à prétendre que tout va, j’ai trop de temps pour penser. Et toi, t’as plus de temps pour me remplacer. La grisaille d’octobre et le froid automnal n’aident pas. Je me réveille seul le matin et je pense. Je pense longtemps, j’ai tellement de temps. Parce qu’à l’heure où je me réveille, y’a pas grand monde de disponible pour jaser. Et de toute façon, je n’aurais rien à dire de nouveau : t’es parti, je ne comprends pas, je m’ennuie. Puis, je vais bruncher, seul ou accompagné et je reviens chez moi pour siester, enfin essayer, et je pense à toi. Longtemps. Quitte à ne pas dormir.

Aujourd’hui, c’est samedi et devine quoi, je pense à toi. T’as fait quoi hier? Tu t’es amusé? T’as pensé à moi en choisissant ton vin? Ou était-ce en te rendant chez toi, un peu pompette? Est-ce que tu te rappelles quand on se retrouvait quelque part en fin de soirée et qu’on partait main dans la main, ivres de trop d’alcool, avec l’excitation des jeunes adolescents? Est-ce que tu te souviens aussi quand tu venais me rejoindre la nuit et que tu te collais contre moi pour t’endormir? Est-ce que t’as oublié cette fois où on s’est retrouvé Place des Festivals, et qu’on s’embrassait au milieu de la foule qui rentrait?

Je m’en souviens. Comme si c’était hier.

Hier, j’étais dans le bar où on s’est rencontré. Et j’ai pensé à toi. Je t’ai cherché partout, juste au cas. Quand je voyais un garçon passer, j’avais l’impression que ce pouvait être toi et mon cœur se tordait, quelques secondes, me rappelant que j’ai encore de la peine. Surtout, que je ne suis pas prêt pour une autre histoire.

Ce soir, tu fêteras ton anniversaire entouré de tes amis. J’aurais aimé être là, près de toi, et te voir sourire. Puis, je me serais approché de toi pour te dire que je t’aime. Et tu m’aurais regardé avec tes magnifiques yeux pour me le dire avec tes mots.

Avec tout ça, j’ai constaté que j’ai répété une erreur commise par le passé. J’ai affirmé, tout comme toi, que je ne me battrais pas si ça devenait trop compliqué. Pourtant, aujourd’hui, ce que je regrette le plus, c’est de t’avoir dit ça, pour avoir l’air en contrôle et détaché. Mais je réalise qu’au fond, j’avais juste envie que ça fonctionne, parce que je t’aime. Et quand on aime, on est prêt à se battre. Mais je réalise aussi que it takes two to tango. Et pour le moment, je suis seul sur la piste à danser…

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