En deux temps, trois mouvements

Épisode 2783 sur les rapports humains.

J’ai revu le dude du premier paragraphe (réf.: Trois fois passera). Appelons-le affectueusement Paragraphe 1. Il m’a expliqué les raisons de son silence et m’a signifié son envie de me revoir. Il a d’abord oublié notre rendez-vous de « retrouvailles » d’une journée (wink), mais on réussi à setter une autre date. C’était bien. On a jasé de choses et d’autres, simplement. Depuis, on échange régulièrement, amicalement. C’est un bon gars au fond (wink wink).

Paragraphe 2 et moi on continue d’échanger et tout va pour le mieux. Je le trouve funné et j’aime beaucoup sa répartie. Il a plus d’une soirée dans son sac, ça change souvent le mal de place (sourire satisfait).

Sans même avoir lu mon blog, Paragraphe 3 est revenu dans le portrait. Il s’est confondu en excuses, en explications et en « je voudrais te revoir ». Je lui ai donc accordé audience. Je lui ai dit : « qui suis-je, intense x 1000, pour refuser les explications d’un intense x 1 000 000? ». On est allé bruncher, je l’ai écouté, il a remis son train sur les rails après un spectaculaire déraillement, j’ai dit des choses, on a échangé. Il a payé le déjeuner. Gentleman.

Il a perdu beaucoup de points. Il en a gagné plein d’autres. À suivre.

J’ai jamais été indifférent, au fond. J’étais plutôt intéressé, en fait. Mais tout ce branlebas de combat m’a fait un peu peur (no shit). Ça allait vite, c’était intense, ça allait sans doute un peu trop vite et c’était peut-être un peu trop intense. Ralentissons, donc. On va se revoir. Lentement, mais sûrement. À mon rythme et sans contrat. Tant que c’est simple de parts et d’autres, ça ira.

Ce qui m’étonne encore, c’est que je ne m’attendais pas à tant de revirements. Je n’espérais ni les explications de Paragraphe 1 ni le retour de Paragraphe 3. Habituellement, quand je prends le guess d’écrire des platitudes sur mes dates déchues, la suite est rarement positive. Je ne m’attendais à erdjien. Une ex-fréquentation m’avait déjà écrit pour me dire d’arrêter de parler de lui sur mon blog, que notre « histoire » était déjà loin derrière lui et que je devais cesser de l’embêter. J’avais ri. C’est donc qu’il se reconnaissait. Et que ça l’embêtait. J’en avais profité, du haut de ma confiance renouvelée, pour lui répondre que personne ne le forçait à me lire : « c’est à toué les oreilles », je disais.

Mais je peux le comprendre. Qu’on parle de moi en termes plus ou moins élogieux sur un site à 677 abonnés, ça pourrait me gosser. Mais ça signifierait sans doute aussi que j’ai été une p’tite vache à certains égards. Ça, ou que j’ai manqué de maturité. Ou de clarté. Ou de bin des affaires nécessaires à tout humain engageant un contact avec autrui. J’en viens donc à la conclusion que Paragraphe 1, 2 et 3 sont des gens bien et relativement groundés. Le monde et les temps changent.

Pis bonne fête des pères.

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