C’est dimanche soir, j’ai passé un bon weekend, je me sens en contrôle de mes maudites-émotions-à-marde, j’installe Tinder pour la 237e fois. Je « super like » un gars. Il me répond dans la seconde ou presque, la conversation est parfaite, il me fait rire, il est freaking hot. Il me donne son numéro de téléphone et on décide de se dater le lendemain. Tout beigne.
Il est grand, blond et anglophone. On aura plein de raisons de ne pas se comprendre. Yay!
On se date lundi soir. Il vient me chercher, m’emmène dans un resto sympathique, paye la note (sooooo gentleman), me propose un « dernier verre » chez lui. Tute va bien.
Je le texte, il me texte, le lendemain et les jours suivants. Il me propose de l’accompagner voir la maison qu’il vient d’acheter à l’extérieur de Montréal. J’accepte volontiers. Sur la route, il m’appelle future husband (avec une pointe d’humour, il va sans dire), on jase de tout et de rien, la conversation est fluide. On rit, c’est intéressant. Pas de temps mort. Pas d’hésitation. C’est simple et agréable.
On arrive, on démolit un mur vite fait, on jase, il m’embrasse, on démolit un autre truc, je me donne à fond, je lui montre mon côté masculin-je-suis-manuel-et-je-sais-tenir-une-drill x 1000, je l’embrasse, il me demande mon avis sur ses choix designs, me fait faire le tour du quartier, me ramène à la maison. Tsé, simple et léger. Il me prend dans ses bras avant de quitter. J’ai une petite émotion.
Je le texte pour lui dire you’re cool. I like you. Pas « je t’aime pis je veux t’épouser ». Plutôt « je t’aime bien et j’aimerais te revoir ». Tsé, apprendre à se connaître et peuuuuuuut-êeeeeetre, un man’né, m’attacher. Il me répond que je suis cool too and very chill. On a tous les deux passé une belle journée, donc. J’ajoute que je suis libre dimanche. Il acquiesce avec un we’ll make a plan.
On ne s’est pas vu dimanche, finalement. Personne n’a proposé de plan. Je n’ai pas osé le relancer, ayant préalablement fait une partie du chemin. J’ai senti un changement de rythme, je dirais. Ses réponses sont plus espacées et les textos n’ont plus de conclusion. Et hier, rien. Sauf quand j’ai décidé de le texter vers 19h. Il a répondu sur-le-champs cependant et la conversation semblait intéressée. J’ai quand même l’impression d’avoir commencé à courir tout seul. Un peu.
Je ne suis pas tant chill, finalement. Et je pense beaucoup trooooooop.
Je m’en fais encore pour rien, je sais. Je crois cependant qu’il soit justifié de penser que si on est vraiment intéressé, on propose un vrai plan et pas seulement « we’ll make a plan ». Maudit dating du criss.
Je. Pense. Trop.
Je ne suis pas assez casual pour dater, je pense bien. Je n’y arrive pas encore, du moins. Je sais qu’on peut dater quelqu’un par intermittence, sans engagement, sur une longue période. J’en connais plein qui le font et pour qui ça fonctionne. On se voit quand ça adonne jusqu’à ce que ça adonne full pin (ou pas). Entre temps, ça ne signifie pas que l’un ou l’autre n’est pas intéressé. Je sais. JE SAIS. Et j’essaie fort de faire autrement, mais c’est pas super naturel. Toutes les histoires funnées que j’ai connues auparavant ont été full pin dès le départ. Faque dans ma tête, c’est d’même que ça marche.
Maintenant, je cherche ce que je pourrais bien faire de différent cette fois-ci. Me CALMER LES NERFS serait une bonne chose. Être vraiment chill, comme je sais l’être quand je n’ai ni attente ni attache. Et ne rien faire de plus, je crois. Pour éviter d’être déçu, tsé.
Maudite psychologie de garage de mes deux fesses.