J’ai un an, môman

Ça fait un an que je suis en poste à 7h du matin, presque tous les matins, la tête un peu dans les fesses, à ouvrir La brume dans mes lunettes et à attendre le premier client de la journée.

Un an à recevoir les clients no matter what, beau temps, mauvais temps, été comme hiver, avec le sourire, même quand ça va fucking mal, du mieux possible, avec du cœur, de l’ouverture, comme s’ils étaient des amis, comme s’ils passaient à la maison, à m’assurer de leur confort, à les fidéliser, à espérer qu’ils reviennent et qu’ils en parlent à leurs amis.

Chaque jour, j’ai essayé d’être à mon meilleur.

Un an à apprendre à gérer des employés, des agréables, des difficiles, des compétents, des « pas à leur place », à essayer de leur expliquer ce que c’est un bon café, un service à la clientèle impeccable et ce que j’ai imaginé depuis février 2015. J’ai fait de mon mieux pour agir en bon patron et tout fait pour ne pas reproduire les comportements désobligeants de certains d’entre eux. Puis, je me suis trompé parfois, j’ai parlé trop vite, trop fort, trop bête et je me suis excusé de ne pas toujours être à la hauteur. J’ai essayé de taper dans le dos des collègues pour le travail bien fait, de les féliciter pour leurs bonnes journées, de les encourager dans les moins bonnes, de les chicaner quand ça dépassait les bornes et surtout, de les remercier le plus souvent possible.

Un an à me retrousser les manches pour les congés, les absences, les retards, les départs, les petits et gros problèmes du quotidien, le manque de liquidités, à trouver des solutions concrètes, rapidement et pas toujours dans les meilleures conditions.

Chaque jour, puiser dans toutes mes ressources et parfois vivre de l’énergie du désespoir.

Un tour de planète complet à imaginer le futur proche, à développer, à organiser, à payer des factures, à faire des chèques, à négocier avec des fournisseurs, à stresser pour la paie et pleurer parfois, incontrôlablement, ne voyant pas plus loin que le jour suivant.

Chaque jour, j’ai croisé les doigts.

Un an à se pêter les bretelles pour les bons coups, les journées super rentables, la visibilité dans les médias, les clients qui reviennent, à se faire dire qu’on a les MEILLEURS scones en ville.

Un an à appeler maman pour qu’elle fasse les courses, qu’elle me console quand je broyais du noir, qu’elle me conseille, m’encourage quand j’en avais besoin (j’en ai encore souvent besoin, ha!), qu’elle insiste pour payer sa facture chaque fois. Elle qui voit toujours l’avenir beau, grand et successful. MERCI x 1 000 000.

Sept mois (parce que ça ne fait pas un an pour elle) à travailler avec la meilleure « deuxième » associée du monde (la première, c’est môman, tsé).  Elle est arrivée à point nommé, au moment où on avait besoin l’un de l’autre, au moment où il fallait sortir la tête de l’eau. J’avais besoin de souffler un peu, elle avait besoin de respirer à nouveau. Depuis, on tombe et on se relève ensemble, tous les jours, pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’à deux, c’est bien connu, c’est mieux. MERCI x 1 000 000.

MERCI à vous tous, belles personnes, amis, clients réguliers, anciens et nouveaux, qui allez et venez régulièrement, qui me donnez des conseils, qui rendez les journées plus calmes agréables, qui me permettez de constater que La brume dans mes lunettes est un SUCCÈS depuis le premier jour, vous qui en parlez aux gens autour de vous et qui faites une réelle différence dans toute cette aventure. CHAQUE. JOUR. 

Et MERCI sans retenue à cette équipe formidable qui nous accompagne jour après jour, à ceux qui sont passés et à ceux qui ont gratuitement donné de leur temps. Sans vous, rien de tout ça ne serait possible.

LOVE tout plein et MERCI x 1 000 0001 000 000

 

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