L’amour au temps de Wikipédia

Quoi ?! Est-ce que j’aurais un vrai match Tinder ? Genre moi ? Vraiment ?! Si la tendance se maintient, je dirais. Ça semble être sur une voie plutôt carrossable, en tout cas. En asphalte pis tute. C’est tellement rare que ça arrive, que j’ai envie de rouler vite vite vite, le bras en dehors du char, le cœur sur la main, au vent. Genre.

Rencontrer, j’ai dû le répéter 1 349 672 fois, c’est devenu une opération plutôt mécanique. On a un match, une possible date, on se plaît (ou pas), on continu (ou pas). Il y a peu de nuances. Et chaque belle et intéressante rencontre efface un peu celle d’avant. En quelque sorte. Pas tout à fait, mais presque. On est tellement adaptable. Ce ne sera pas lui, mais lui. À quelques heures/jours/semaines/mois d’intervalle. Dans cette ère des relations jetables, on prend tout ce qui passe en consommation rapide. Pas de chimie, pas le temps de perdre 2 secondes, j’ai 148 affinités sur Tinder qui « attendent ». Well, well.

Mon ami Wiki dit que « l’amour désigne un sentiment d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose [hehe] qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique [le sexe, quoi d’autre], spirituelle [les valeurs, les intérêts] ou même imaginaire [c’est juste dans ta tête, bro] avec l’objet de cet amour et à adopter un comportement particulier [genre être fin pis attentionné]. »

Mais on dirait que je ne le sais plus. Si on se base sur la définition, ça se peut. Je sais que ça se peut. Mais j’ai tellement eu l’impression de ressentir ça avec tellement de monde qui ne le méritait pas que je ne sais plus. Disons que je suis peut-être plus adaptable que d’autres. Et disons aussi que j’ai déjà eu le « sentiment » facile. Je suis un peu naïf, mais ça ne me déplaît pas. Ça me permet souvent de voir du positif pis du beau en chaque personne et en chaque situation. Je suis naïf comme dans papillons dans le ventre, étoiles dans les yeux pis coucher de soleil sur le bord de la plage, mais je ne suis pas dupe non plus. Ma petite voix intérieure me parle et elle a souvent raison. Ma raison n’est jamais très loin. Est-ce que je suis – ark, j’hais tellement ce que je vais écrire – en amour avec l’amour ? Disons que je suis persuadé que nous sommes plus groundé accompagné. Au même titre que l’amitié. Une vie sans amis, c’est très triste. On pourrait dire qu’une vie sans amour est plus dull. La vie, c’est fait pour être partagé, point. Peu importe avec qui pis comment.

Fifi, Riri et Loulou, mes bons amis canards, mes disent souvent que je m’attache trop vite. Je leur réponds chaque fois que je ne m’attache pas, en tout cas pas d’emblée, mais je m’intéresse. Parce qu’à quoi bon dater si on ne s’intéresse pas. L’attachement arrive plus tard, parfois vite, parfois pas, mais plus tard, quand on connaît un peu mieux la personne. L’intérêt, lui, doit y être dès le départ. Et j’ai tendance à m’intéresser à ceux que je rencontre. Parce qu’il y a quelque chose de bon et d’intéressant en chaque personne même si souvent, le vraiment bon est caché sous d’immenses couches de protection. Tout le monde a été blessé et personne ne veut que ça se reproduise. Faque le monde se cache. Tsé.

Toujours est-il que j’ai envie de rencontrer quelqu’un pis que j’y travaille un peu. Parce que c’est amusant partager. Parce que c’est agréable de se coller, de dormir et de toucher quelqu’un qui en a autant envie de soi. Parce que j’aime apprendre à connaître les gens. Apprendre à les connaître vraiment. J’aime rire aussi. Et rire à deux, c’est mieux (je l’aime bin, celle-là).

Faque quand j’ai regardé le ciel hier, les étoiles avaient l’air plus alignées que d’habitude. Alignées comment ? Je sais pas, mais plus. Pour combien de temps ? Je ne sais pas non plus, mais ça va finir par me donner envie de laisser tomber quelques barrières. Comme je disais précédemment : ouvrir mon cœur un peu, me protéger un peu et regarder devant. Tsé. Juste pour voir.

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