Allo. C’est l’automne. Ça sent les feuilles mortes. Fait plussssse froid. Lulu content. Ça occupe de parler météo. Faque EXIT l’été qui n’a jamais commencé qui ne finissait plus de finir. Ba-baille.
Comme vous savez, je ne cherche pas nécessairement à rencontrer, mais je ne suis jamais fermé. Si je suis dans le bon mood, entouré des bonnes personnes et que je rencontre un dude intéressant, je ne vais certainement pas lui dire non. Genre JAMAIS d’la vie. Parce que j’aime rencontrer, quand c’est l’fun. Je l’admets cependant, ce n’est pas souvent l’fun. Ça finit toujours par tourner au vinaigre pour x y raisons. Lui, moi, Trump, le référendum catalan, Keystone XL, l’ouragan Jose. Tout est une bonne raison pour que ça s’essouffle at some point. Qu’à cela ne tienne, je garde espoir en la race humaine et en ses capacités d’aimer et de recevoir en retour.
Puis, après quelques semaines de réflexion, j’ai décidé de retirer quelques personnes de ma liste « d’amis » Facebook. Je ne l’avais pas fait depuis un certain temps, préférant les ‘hider’ plutôt que de les supprimer. Je trouvais ça moins bébé. Sauf que là, suivant l’attitude étrange et compliquée de certains, j’ai pris sur moi d’élaguer. J’ai donc supprimé du monde qui ont déjà été fins, avec qui j’ai joliment communiqué, qui m’ont déjà fait des avances ou avec qui je suis passé à la casserole et qui, pour aucune raison apparente, ont arrêté d’être fins et on perdu le minimum de savoir vivre nécessaire en société. Donc, nous en conviendrons, ce n’est pas une grosse perte.
Reste que c’est bin plate d’en arriver là.
Si au moins le monde se parlait.
Ajoutez à tout ça spécimen #2 qui m’a relancé régulièrement sans que ça aboutisse, spécimen #3 qui m’a avoué à notre première date fréquenter quelqu’un avec qui ça « ne va nulle part », qui m’a répété à tous vents qu’il voulait ABSOLUMENT me revoir, mais qui n’a juste fait rien et spécimen #4 qui apparaît et disparaît au gré de ses émotions. Du bin bon monde, je vous dis pas.
Malgré les efforts colossaux mis en branle dans mon cerveau pour éviter des débordements émotifs (étonnamment, ça fonctionne assez bien), il n’en demeure pas moins que ce sont des manifestations de rejet sans trop d’équivoque. Du gros rejet sale, maladroit, insensible et parfois (inconsciemment, espérons-le) méchant. Ça me fait réaliser que le monde est pas toujours fin, je trouve. Souvent même. Surtout quand il y a de l’intérêt sincère d’un côté ou l’autre. Pis c’est tellement pas nécessaire.
Le diable est dans les détails.
Spécimen #2 m’a relancé pas plus tard que vendredi vers 14h30 pour me dire qu’il avait envie de me revoir et qu’il avait pensé à moi la veille en jouant avec ses attributs. C’était flatteur, je trouve. Surpris de recevoir un texto de sa part et intéressé à le revoir, j’ai acquiescé à ce qu’on se voit le soir même. Il a conclu (chose rare chez lui) : « Let me sort some stuff out and get back to you« . J’ai rien demandé, tsé. Il propose, j’ai envie, je dis oui. Sans trop attendre, j’ai un peu attendu, puis, vers 18h30, j’ai rejoint des amis pour souper quite à les ditcher plus tard pour le retrouver. Vers 21h30 je reçois : « So. I was waiting for you thinking you were going to say come. Then, I realized you’re waiting for me. I’m sorry. » Mkay. C’est peut-être vrai. Peut-être pas. C’est à la fois gentil et niaiseux. Toujours est-il que j’ai fini par dire : « text me later ». Et depuis, rien. Eeeeeeeerien. Ça commencer à ressembler à un pas pire trou d’cul.
Ça l’air que c’est d’même que ça marche en 2017.
D’ailleurs, spécimen #3, après une semaine de silence, m’a aussi relancé vendredi pour me dire qu’il avait été super occupé, que ce n’était pas une excuse, mais qu’il voulait vraiment VRAIMENT revoir ma handsome face. À ce stade-ci, vous aurez peut-être compris que, ces temps-ci, je date dans le rest of Canada (ROC). Je réponds alors que c’est bien de préciser le tout parce que ce n’est pas toujours super clair. Breeeeeeef, il m’a réitéré son intérêt, répété qu’il voyait quelqu’un, que ça n’allait nulle part, MAIS, fait nouveau, qu’il ne pouvait pas le laisser. Tiens donc. De retour dans la petite poche d’en arrière au cas où ça marche pas avec le premier. T’es intéressant, mais pas autant que l’autre. Pas pour l’instant. Beurk. Sa conclusion : question de timing. Well. Comment dire? Question de choix, je dirais.
Je n’ai rien demandé. À personne. Mis à part faire part de mon intérêt quand il y en a un, je ne leur demande pas de me relancer, de me dire des belles affaires, de me regarder comme si j’étais la plus belle affaire sur Terre, de me faire miroiter de beaux moments en leur compagnie. JE. NE. DEMANDE. RIEN. En fait oui, je demande plus d’honnêteté et moins de niaisage. C’tu possible?
Je finis toujours par me demander si c’est pas moi le problème. Sans doute parfois. Je constate qu’il m’arrive de faire de mauvais choix. Naturellement, je choisis un peu le gars troublé. Et un peu comme tout l’monde, je trouve ça moins attirant, les ceuzes facile d’accès. Considérons que c’est une partie du problème. Mais je persiste à croire que ça existe du monde un peu fucké ET fréquentable. Je crois en être un, doit bin y en avoir d’autre!
Toujours est-il que ça m’a un peu ébranlé, tout ça. Ébranlé au point d’avoir envie d’envoyer un gros FUCK YOU à spéciment #2. Assez pour avoir envie de m’enfermer jusqu’au printemps prochain. Mais finalement, j’ai réussi à canaliser toute la colère générée par ces deux défections. J’ai surtout vidé la question avec mon associée et en déjeunant avec môman. Deux personnes qui sont toujours de bonne écoute et qui ne sont pas systématiquement de mon bord. J’ai décidé de ne rien faire. Ne pas relancer, ne pas invectiver, ne pas faire la morale. Rien. Ils ont leurs raisons, elles sont peut-être bonnes, je ne les connais pas, ni leur vie, ni leurs envies, ni leurs problèmes. Donc, je ne fais rien.
J’ai fait ce que j’avais à faire et j’ai dit ce que j’avais à dire quand ça comptait. Je leur ai dit que je n’avais pas envie de jouer la carte du hard to get. Je ne le suis pas tant que ça. Et ça ne sert à rien de vouloir contrôler l’agenda. Anyway, aussi rusé que je puisse être, c’est impossible. Tout ce que je peux faire, c’est 1) garder une présence tranquille, saine, être cute quand c’est nécessaire et entrer quand les portes s’ouvrent ou 2) m’en aller dans la direction opposée et ouvrir les yeux sur autre chose. Quand un babe disparaît, un autre babe apparaît, qu’on m’a dit.
Faque j’ai fini ça samedi soir après une longue sieste d’automne, calme, joyeux et confiant entouré d’amis de qualité dans une soirée d’anniversaire.
Pis là, samedi, 22h38, spécimen #2 : « Can I take you for brunch tomorrow« . DOUX. JÉSUS. NO. FUCKING. WAY. FUCK. YOU.
(j’y suis allé)
(niaiseuse)