Ça fait longtemps que je ne t’ai pas écrit. Pourtant, je pense à toi chaque jour, plusieurs fois par jour même. Me suis dit que tu serais content de me lire (Ahah! Probably NOT!). C’est en écoutant Unchained melody en boucle aujourd’hui (bin quoi?!) que j’ai entendu ceci : « time can do so much ». C’est vrai que le temps fait beaucoup, surtout quand on est patient. Le fuckin’ temps.
Voici mon explication du pourquoi et du comment.
Lors de notre dernier échange courriel, je t’ai exposé trois faits: 1/ on s’est croisé dans la rue et on a jasé, simplement (c’était même assez agréable); 2/ je t’ai envoyé par courriel des vœux d’anniversaire courts et sympathiques auxquels tu as répondu par une platitude (ça commence à être ta marque de commerce); 3/ on s’est croisé dans un bar, on a dansé à quelques mètres l’un de l’autre, tu as même regardé longuement dans ma direction et pas même un hochement de tête. Et tout ce que tu trouves à me répondre c’est: « J’ai supposé que t’étais trop émotif »! Le problème, il est dans ma tête ou dans la tienne? À ce stade-ci, j’avoue être confus sur la question.
Paroles célèbres d’un ami : « P’t’être qui s’en câlice ». P’t’être bien.
Reste que, depuis cet échange et ces événements, j’ai compris une chose bien importante: je mérite beauuuuuuuucoup mieux. Je mérite plus de respect et de considération de ta part. Pour quelqu’un qui a prétendu m’aimer avec autant de passion et qui souhaitait garder un contact amical, t’es pas mal en train de rouler avec ton char sur ce qui restait d’amusant. On jase, là.
Il y a quelques mois, j’écrivais ceci : « On se retrouve un matin sans douleur dans la poitrine, sans amertume, sans question existentielle. Le malaise s’est dissipé, on sourit de nouveau à la vie et on s’ouvre au bonheur ». C’est variable, mais je me sens un peu là.
J’arrive désormais à dormir sans artifice, je ne me réveille plus angoissé par ton absence, je suis capable d’imaginer mon quotidien sans toi, je me vois même rencontrer quelqu’un de bien à moyen terme. Pourtant (il y a toujours un « mais », tsé), tu me manques à chaque instant. Quand je reçois un texto (et que j’espère que ce soit toi), quand je ferme les yeux, quand je les ouvre, quand j’entends ton nom, quand je le prononce, quand je vois passer le nom d’un de tes amis, quand je lis des trucs du genre « you lost the moon while counting the stars », quand je rencontre un nouveau garçon, quand il m’embrasse, quand il me touche, quand je me réveille dans ses bras, quand sa voix ne ressemble pas à la tienne. Les occasions de penser à toi sont infinies, mais je n’ai plus mal à l’intérieur. Je suis déçu, je ne comprends pas (je ne comprendrai jamais), j’aimerais rencontrer quelqu’un qui va me donner autant de discussions intéressantes, de bon sexe, d’amour et d’attention que toi, mais je n’ai plus mal. J’ai même retrouvé cette urgence de vivre que j’avais piétinée en faisant ce que je faisais de mieux : m’adapter. Exit l’adaptation, viva la revoluciòn!
Tu sais quoi, je t’aime toujours du plus profond de mon cœur et je pense bien que ce sera le cas toute ma vie durant. Mais je n’ai plus envie de te drunk texter pour te le rappeler. Tu sais ce que je ressens, tu sais ce que j’ai à offrir et tu sais où me trouver. En attendant (même pas un peu), je vis à plein régime. Il y a bien quelqu’un sur cette planète qui n’aura plus envie de compter les étoiles et qui acceptera la lune que je voulais t’offrir. Life is good, you know.