Voici les clés

Tu étais là hier, resplendissant comme toujours. Je t’ai aperçu au loin et tu m’as regardé à ton tour, quelques secondes. On ne s’est pas salué. Après tout ce qui s’est passé (ou ce qui ne s’est pas passé), le contraire aurait été étonnant et surtout, un peu étrange.

J’avais envie de passer une belle soirée, de ne pas appréhender quoi que ce soit, de ne pas t’éviter, mais de ne pas chercher à te voir. Surtout, j’ai essayé de mettre la switch à off. Malgré moi, je me suis souvent retourné pour te repérer, et toujours avec succès. T’es grand, beau et je t’ai dans la peau, donc difficile à manquer. Je m’imagine que tu as fait la même chose à l’occasion, juste pour « voir », par curiosité. J’ai dansé et dansé en chantant à tue-tête de vieux succès français (évidemment TOUS inspirés par l’amour) en vivant le moment présent. J’étais bien, vraiment.

Puis, il y a eu « Voici les clés », la chanson du bonheur et de l’espoir, et j’ai beaucoup pensé à toi. Je suppose que toi aussi, un peu. C’est MA chanson, tsé.

À minuit tapant, j’étais sur scène avec toutes les Dalida. Je l’ai fait un peu pour que tu me vois, un peu pour me défouler (c’est bien connu, Gigi L’Amoroso, ça rock!). Je ne sais pas si tu m’as vu, mais moi oui, et l’essentiel est que tu ne pouvais pas me manquer.

Puis, comme toujours, t’es parti sans dire au revoir et je me suis senti soulagé. La pression d’être le plus assumé, le plus beau et le plus souriant est tombée d’un coup et je me suis senti léger. Je me suis rendu au bar avec les amis et j’ai dument consommé trois shooters, trois verres de trop, sans réfléchir, sous des regards dubitatifs. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé ceci : je buvais ma peine.

Puis, subtilement, j’ai cherché un endroit où me réfugier et sans trop savoir pourquoi (en fait, oui, je le sais), je me suis mis à pleurer. D’amour, de tristesse, d’incompréhension, d’espoir, de bonheur. Les larmes coulaient à flot, sans retenue, incontrôlablement, comme j’en avais envie depuis longtemps. Puis j’ai profité de mon état d’alcoolémie avancé pour te texter « je t’aime ». Parce qu’au fond de moi, malgré moi, c’est un peu ce qui se passe : je t’aime.

Loin de la piste, de la boule disco et de la musique, avachi sur un sofa, les yeux fermés, les joues mouillées de larmes, avec la fictive envie de m’étendre sur l’asphalte, un ami m’a pris par la main et m’a ramené chez moi. Avec l’amour et l’empathie de celui qui comprend. Et ça, ça vaut plus que tous les amours ratés. En fait, c’est surtout ça la vie.

 

Un jour peut-être, très bientôt je l’espère, je ne penserai plus à toi de la même façon. Tu seras un lointain, mais magnifique souvenir. À ce moment-là, le soir venu, quand je fermerai les yeux, je pourrai imaginer mon avenir sans toi. Et je serai bien.

Le petit paquet

Je ne compte plus les jours depuis notre dernier échange, échange à sens unique cette fois, ton fameux statement sans tambour ni trompette. Quand j’ai ouvert la porte ce matin-là, le petit paquet que je t’avais offert se trouvait à mes pieds, intact. Il était là, parce que tu l’as ramené, une semaine plus tard, très tôt, en « passant par là ». Un déplacement utilitaire sans doute. L’occasion de faire d’une pierre, deux coups : mettre un enième, mais ô combien évocateur point final à mon roman d’amour et prendre la route pour le travail (c’est pratique, le pont est à deux pas).

Je l’ai vu, sans un pincement au cœur, sans grande surprise d’ailleurs, ayant bien avant toi envisagé cette option. Je me suis rendu au travail, comme tous les matins, relativement serein. Le message était clair et sans équivoque : « laisse-moi tranquille! ». Je l’ai compris. J’ai décidé de ne plus me manifester, de ne plus écrire, de reprendre le contrôle de ma vie. J’ai décidé (vraiment cette fois) de ne plus t’espérer, ne plus t’attendre, de regarder devant moi, les yeux grands ouverts, le cœur léger, avec la satisfaction d’avoir écouté ma petite voix et d’avoir foncé. Depuis, dans ma tête, j’ai fait un petit « X » de victoire sur mon calendrier.

Souvent, l’envie d’aller frapper à ta porte me prenait. Dans mon monde idéal, tu ouvrais, tu me prenais dans tes bras, fou d’amour et on reprenait là où on s’était laissé. Puis, je revenais à cette réalité qu’on s’est maladroitement infligée.  D’autres fois, en rentrant à la maison, je t’imaginais m’attendre devant chez moi. Tu me disais que je te manquais et que tu souhaitais qu’on se retrouve, autrement. Et là, l’évidence me ramenait à l’ordre, il n’y avait personne, devant chez moi tu n’étais pas. Je suis ailleurs maintenant, enfin je crois. Je suis heureux et confiant, c’est déjà ça.  Un ami m’a dit ceci : « Dear past, thank you for the lessons. Dear future, I’m ready », je suis un peu rendu-là.

Avec un peu d’aide et de réflexion, j’ai fait le constat suivant : une rupture, quoique hautement désagréable, nous permet de se remettre en question, de se repositionner, de réévaluer ses envies, ses buts, ses valeurs, mais surtout de réaliser SA valeur (in a good way). C’est l’occasion d’apprendre à voir la vie d’une autre façon, avec ouverture, simplicité et positivisme. C’est difficile, pénible même, angoissant aussi. Et si on ne s’en remettait pas cette fois? Ça fait tellement mal à l’intérieur qu’on se demande si on se sentira bien à nouveau. La route est longue, sinueuse, tantôt plateau, tantôt vallée, mais on y arrive, nécessairement, une larme et un sourire à la fois.

Et puis, avec tout ça, on ne peut qu’être meilleur demain. Pourquoi pas. 

Quand la colère va, tout va

Un ami me dit souvent que l’amour n’est pas une opération comptable. On ne peut ajouter, soustraire ou diviser une donnée d’un problème simplement comme on le ferait sur un bout de papier. Ce qu’on vit, n’est pas un chiffre avec une valeur définie ou une équation avec un résultat indiscutable. Les données s’additionnent, se soustraient aléatoirement avec parfois de drôles de résultats.

Souvent, quand tout semble fonctionner, quand la tête, le cœur, les tripes et le sexe sont au diapason, il arrive que ça ne fonctionne toujours pas. Le timing, le cheminement personnel, la peur d’être aimé, de l’inconnu ou de souffrir sont autant de raisons de reculer et trop souvent, de disparaître. Et même avec beaucoup de discussions et de persuasion, rien n’y fait, le sentiment est refoulé jusqu’à disparition complète (c’est ce qu’ils prétendent, du moins).

La suite peut se solder par de la colère difficilement exprimable et/ou canalisable. Guidé par l’insatisfaction de différents obstacles amoureux et l’espoir d’un revirement, ça sort « tout croche », avec une méchanceté déguisée, une incompréhension obsédante, une incrédulité déconcertante, une agressivité contenue, mais accusatrice et une tristesse débordante. Trop longtemps réprimées, les émotions peuvent faire beaucoup de ravages. Difficile, direz-vous, de bien s’exprimer quand on évalue, à tort, que chaque parole peut avoir une incidence désastreuse sur le cours des choses, comme si, un pas de trop dans un sens ou dans l’autre nous ferait passer automatiquement du purgatoire à l’enfer. Et naturellement, la colère dictant sa loi, le moment tourne au vinaigre, on regrette, on voudrait effacer l’ensemble de nos paroles et obtenir une seconde chance pour nos « dernières paroles ».

C’est un intense et fréquemment injustifié besoin de donner un sens, de trouver des réponses, de comprendre, mais aussi de bien paraître, de plaire, de convaincre qui façonnent maladroitement le cours des événements. C’est aussi et surtout un manque de confiance en soi et en la vie, de même qu’une incapacité à se respecter soi-même et à se faire respecter des autres qui dirigent la réflexion dans la mauvaise direction. Être en colère, la vraie, la laide, ça signifie qu’on n’a pas écouté suffisamment sa petite voix intérieure, qu’on a refoulé, enfoui, annihiler la moindre parcelle de ce qui compte vraiment : soi-même et son bonheur. Ça signifie aussi qu’on a peut-être mis de côté nos valeurs, nos besoins, nos envies pour quelqu’un ou quelque chose qui ne répondait pas favorablement à nos attentes. Faque, on devient frustré, pis on EXPLOSE!

Une partie de la solution c’est de partager nos réactions sans considérer l’autre comme responsable de nos sentiments. C’est le meilleur vecteur de changement. Simplement se mettre en colère ne changera rien, parce qu’on répètera encore et encore les mêmes « patterns ». Il faut aussi comprendre qu’on ne peut contrôler la véritable conclusion de nos histoires. Seule la vie sait vraiment où elle s’en va et il est à notre avantage de lui faire confiance. Ensuite, se faire confiance à soi-même, parler et s’écouter un peu, beaucoup, juste assez. Trouver un juste milieu entre s’exprimer, se contenir et devenir inutilement agressif. Finalement, accepter et avancer.

Je sais aujourd’hui que j’aurais dû m’exprimer davantage, autrement et qu’il aurait été pertinent de faire entendre ma petite voix à temps. Je l’ai fait, mais pas assez souvent et pas toujours de la bonne manière. J’ai trop fréquemment et inconsciemment choisi l’escalade à l’apaisement.

Je sais aussi que j’aurais dû, il n’y a pas si longtemps, le faire avec toi. Simplement parce qu’on le valait bien. 

 

Une chance qu’on s’a

Je les ai tous regardés hier soir, avec attention, en me disant que j’avais de la chance. Et j’ai apprécié chaque minute passée avec eux. J’ai vraiment profité (pour une rare fois) du moment présent (parce que, dans la vie, c’est ce qui est le plus important). Mon père, ma mère, ma sœur, son homme et les petits, le moment était agréable au possible. Il manquait la Française et un traditionnel étranger esseulé, il manquait toi aussi, mais les essentiels étaient là. 

C’était un réveillon composé de toutes sortes de discussions, sur tous les sujets. Des plus anodins, aux plus sensibles. On a ri, chanté, dit des gros mots, raconté nos vies dans le détail (on avait du temps), grincé des dents par moment, parlé avec passion, trouvé le temps long, ri encore et pleuré dans les bras l’un de l’autre, quétaine de même. On s’est aimé à cause. On a même parlé à la petite Boulotte au téléphone, réfugiée pour les festivités de Noël en terre de France. On a tout fait ça naturellement, sans se forcer, avec intérêt, sincérité et respect. 

Merci Jésus, ma famille a le mérite et le précieux privilège d’être – autant que faire se peut – équilibrée. Du moins, elle a appris à naviguer avec assurance sur des eaux pas toujours tranquilles. Nos parents nous ont offert le meilleur d’eux-même, avec tendresse et maladresse, avec justesse et excès. Elle n’est pas parfaite, oooooooh non! Mais elle sait discuter, écouter, s’entendre, profiter de la vie et surtout, aimer. Elle me fait du bien. Et elle a fait du bien à tous ceux qui se sont assis à leur table.  

Il y a eu des cadeaux aussi, mais rien d’indécent. Juste des enfants heureux, satisfaits, avec des étoiles dans les yeux. 

J’ai beaucoup pensé à toi hier soir, il me manquait quelque chose, mais je suis heureux. Parce que ceux qui m’entourent sont magnifiques. La famille, comme les amis. J’ai de la chance. Une chance qu’on s’a.

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire

En amour, « passer à autre chose » est un concept qui devient plutôt flou et difficile à appliquer à soi-même. Ça signifie souvent mettre une croix sur quelqu’un à qui on tient, qu’on aime généralement beaucoup. C’est avancer seul, quand on a envie de faire le chemin à deux. C’est mettre derrière soi des mois de bonheur (nécessairement entrecoupés de creux), pratiquement du jour au lendemain. C’est se lever le matin en se disant que demain sera bien quand on pense qu’hier était mieux. Ça demande du temps (encore et encore), du recul et beaucoup d’efforts. Émotions en dents de scie obligent, on peut être pathétiques par moment, s’enfermer pendant des jours pour cuver notre peine, noyer notre chagrin dans l’alcool et les boites de nuit, embêter les amis avec les mêmes histoires ou perdre le contrôle devant l’être aimé croisé par hasard. Et ça passe, avec le temps. On se retrouve un matin sans douleur dans la poitrine, sans amertume, sans question existentielle. Le malaise s’est dissipé, on sourit de nouveau à la vie et on s’ouvre au bonheur.

Mais avant d’en arriver là, je suis d’avis qu’il faut, avec retenue et intelligence (prends des notes, Lulu), faire son possible pour réparer les pots cassés en cours de route. Quand on croit que ça vaut la peine, que cette histoire mérite de revivre sous de meilleurs cieux, il faut se battre avant d’abandonner. Il faut croire à l’impossible et garder espoir. Évidemment, en pareilles circonstances, ce sont les émotions qui guident trop souvent nos actions. Il faut donc prendre du recul et du TEMPS (le fucking temps).

Et je demeure persuadé que « nous n’avons pas le droit de fuir le bonheur [faire preuve de jugement ici]. La plupart des gens n’ont pas notre chance. Quand ils se plaisent, ils ne tombent pas amoureux. Ou quand ils sont amoureux, ça ne marche pas au lit. Ou quand ça marche au lit, ils n’ont rien à se dire après. Nous, on a tout, sauf qu’on n’a rien puisqu’on n’est pas ensemble » [1].

Je pense avoir compris. Passer à autre chose, pas de problème. Mais quand ce genre de bonheur te tend la main, tu la prends.

Avoir su, je l’aurais prise plus souvent…

[1] Beigbeder, Frédéric (1997). L’amour dure trois ans. Paris. Éditions Grasset & Fasquelle.

S’il suffisait d’aimer

Il paraît qu’on aime et qu’on arrête d’aimer de la même façon i.e. instantanément. Il paraît aussi qu’il n’y a pas de raison précise pour en arriver à l’un ou l’autre de ces constats. Ça arrive, comme ça, à un moment donné. Sachant tout ça, il ne reste qu’à apprendre à vivre avec le résultat, aussi incompréhensible soit-il.

Des mois passés à aimer, avec espoir et confiance, pour se retrouver au point de départ, un peu déçu d’avoir autant donné. Ça arrive. Trop souvent. C’est comme avoir l’impression que rien n’est arrivé, comme si, du jour au lendemain, on n’avait jamais existé.

C’est triste et bouleversant.

D’une conclusion à l’autre

J’ai cherché sans trop chercher, j’ai trouvé, j’ai espéré, j’ai aimé, j’ai reculé, puis avancé de nouveau, j’ai aimé plus encore, passionnément, mais c’était trop peu trop tard et j’ai perdu. J’aurai au moins essayé jusqu’au bout. Et je recommencerai, le cas échéant (tout en évitant les étapes où ça pleure à la fin).

J’aime beaucoup, passionnément, intensément. J’aime trop, à faire fuir, paraît-il. Beaucoup sont partis. Mais quelques-uns sont restés et j’ai vécu avec eux de belles et grandes histoires d’amour. J’ai encore espoir.

Et parfois, quand j’ai eu l’être aimé près de moi, prêt à tout, je m’en suis désintéressé sans raison et j’ai regardé ailleurs en espérant trouver « mieux ». J’ai eu tort. Trop souvent. Et j’ai perdu quelques bons partis en chemin. J’apprends toujours.

L’être humain est étrangement fait. Quand il a tout pour être heureux, il fout tout en l’air et quand tout est foutu, il veut faire marche arrière. Il a beaucoup de difficulté à réaliser ce qu’il a, quand il l’a. Et même quand il veut, parfois, il ne peut pas.

Life is a bitch.

Nous sommes souvent trop exigeants, trop sévères, pas assez tolérants. Il faut que tout fonctionne, tout de suite, maintenant. Et parfois nous ne sommes juste pas prêts. Mais l’amour, le vrai, ce n’est pas nécessairement le coup de foudre; c’est avant tout un travail de tous les jours. On ne s’aime pas en criant soleil. On s’aime en apprenant à se connaître, en s’appréciant, en partageant. On s’aime avec le temps.

Je l’aimais celui-là, mais j’ai manqué de temps.

Un jour, j’ai choisi de l’aimer et de lui dire, chaque fois que j’en aurais envie. Dorénavant, je le ferai dans ma tête, en espérant secrètement.

Ou je le crierai dans la rue, triste et perdu.

Avec de beaux mots

J’ai dit ce que j’avais à dire. Avec de beaux mots en plus. Simple et concis cette fois-ci. Simple, mais senti et vrai. Sur mon vélo de spinning (j’ai décidément quelque chose avec les vélos…), dans un court moment de lucidité, j’ai pris la décision d’écouter ma petite voix intérieure et de foncer. Faque, j’ai foncé.

Depuis quelques semaines, je pleure ma vie sentimentale (surprise!) à quelques amis qui me suggèrent de prendre telle ou telle direction parce qu’eux, c’est « d’même que ça marche ». Ne faisant pas la sourde oreille, j’ai longuement réfléchi à leurs propositions et j’ai même tenté d’appliquer quelques-uns de leurs conseils. Qu’à cela ne tienne, j’ai changé mon fusil d’épaule et l’infanterie de champs de bataille pour revenir à mes convictions. Dans la vie, j’ai envie d’être authentique. Jouer un jeu pour faire courir l’autre ou me faire désirer, ça ne m’intéresse pas. J’ai 32 ans et autre chose à faire. Take it or leave it.

Ça ne m’a pas toujours servi, mais j’ai toujours été le plus honnête possible avec moi-même tout en essayant de l’être le plus possible avec les autres. Se mentir à soi-même, ça ne mène nulle part, ça ne fait que prolonger le malaise (et on aime ça être heureux). Connaître ses besoins, choisir avec ses valeurs, écouter son cœur, c’est la seule chose à faire pour réussir à avoir un quotidien acceptable et un avenir appréciable. Ça, et dépasser ses limites à l’occasion pour se sentir vivre. Parce que c’est beau la vie.

J’ai dit ce que j’avais à dire, parce que je l’aime d’amour et que j’ai envie qu’il me voit tel que je suis : intense, vrai, sensible et passionné.

Il n’est plus là, mais je demeure tout de même ouvert à l’impossible. J’ai simplement décidé de continuer mon chemin avec mon bagage de beaux moments, sans trop regarder derrière. La vie est tellement bien faite que si on a à se retrouver, ça se fera naturellement quelque part au tournant.

Et si jamais on ne se retrouve pas, j’apprendrai à aimer l’inconnu, parce que c’est surprenant, l’inconnu.

Deux jours à Paris – Scène finale

« C’est pas facile d’être en couple et surtout de connaître l’autre et de l’accepter tel qu’il est, avec tous ses défauts et son passé. Le plus dur, c’est d’accepter d’être avec la même personne pour toujours; ça c’est terrifiant. De faire l’effort de ne pas casser quand il y a un problème, que c’est LUI avec tous ses défauts, ses qualités, ses mauvaises humeurs. Ça m’a toujours semblé étrange, quelqu’un vous aime passionnément et d’une minute à l’autre, plus rien. Ça fait tellement mal. Voilà, un de plus, un de moins, une autre histoire d’amour gâchée. Pourtant je l’aimais celui-là.

Quand je pense que c’est fini, que je le reverrai plus jamais comme ça…oui, je le reverrai peut-être en ami et que de temps en temps, mais ce sera tellement différent. On se présentera nos nouveaux copains/copines mutuels, on ira dîner en prétendant que ça ne touche absolument pas. Et puis un jour on pensera de moins en moins l’un à l’autre et on s’oubliera complètement, ou presque.

C’est toujours la même chose pour moi : séparation, dépression, récupération par la boisson, rencontre d’un garçon puis d’un autre polisson, quelques parties de jambes en l’air pour oublier ce cher garçon puis après trop de vide, on cherche à nouveau l’amour de notre vie. On cherche un peu partout et enfin après 2 ans de désespoir et de solitude, on trouve un autre amour jusqu’à la prochaine fois. Ya un moment où on ne peut plus se remettre d’une autre séparation et que même si cette personne vous emmerde 60% du temps, on ne peut pas vivre sans elle. Et que même s’il vous réveille tous les matins en vous éternuant en pleine figure, on préfère tous ses éternuements, à tous les baisers des autres… »

Ouin. C’est pas mal ça.

Glow par toi-même

Pourquoi avoir nécessairement besoin des autres pour se sentir beaux, drôles, intéressants? Pourquoi être incapables, quand on cherche le bonheur, de briller de tous nos feux et d’être heureux? Parce que si on brille par et pour soi-même, l’autre deviendra un complément et non une nécessité. Ça m’est déjà arrivé de resplendir sans l’amour ou l’attention de personne, pas longtemps, mais suffisamment pour comprendre que c’est possible et que ça devrait être ça, la vie. Puis j’ai croisé le hasard, j’y ai cru, j’y crois encore, mais manifestement, ce sera pour une prochaine fois ou plus tard, jamais peut-être. En attendant, je tente de glower par moi-même. Pour mon bonheur et le bénéfice des autres.

Parce qu’on est tellement plus beaux heureux.